126. Un enfant me frappe, un parent m’insulte, des rats dans la classe, la gale, les puces… surtout ne rien dire.



– Quel poste occupez-vous ?

Maitresse en maternelle

– Depuis combien de temps enseignez-vous ?

11 ans dont 4 ans en tant que suppléante.

– Pour quel salaire ?

1890 euros nets

– Pourquoi avoir choisi l’enseignement ?

L’amour du savoir, le bonheur de transmettre, le défi de se remettre toujours en question afin de trouver le meilleur moyen de les mettre en situation de réussite. C’est un métier vivant sans cesse renouvelé. Il faut être à cent pour cent, animer, construire, écouter, guider, répondre, jouer…

– Pourquoi êtes-vous fier d’être enseignant ?

Chaque jour je suis utile, j’aide notre futur à grandir !

– Quel moment de votre carrière vous a le plus rempli de joie ?

Le jour où j’ai obtenu le concours après 5 années d’échec.

– Qu’est-ce qui est le plus dur dans votre métier ?

La non reconnaissance de la société, les conditions de travail, le manque de moyens humains… Je me sens abandonnée.

– Que pensez-vous de l’image des enseignants dans l’opinion publique ?

Extrêmement blessante.

– Quel rôle ont les politiques dans l’image des enseignants ?

Ce sont eux les responsables.

– Que souhaitez-vous voir changer pour vos élèves ?

Le système éducatif français… qu’il soit plus efficace, calqué sur les réels difficultés, en fonction des territoires.

– Que souhaitez-vous voir changer pour vous ?

Mon salaire (revalorisation et dégel du point d’indice). La confiance de la société et son regard sur ma fonction.

– Combien de temps travaillez-vous par semaine ?

En comptant les préparations, évaluations, environ 42 heures.

– Travaillez-vous durant les vacances et combien d’heures par semaine ?

Oui une semaine complète sur deux à raison de 9 heures par jour (progressions, projets, cahier journal, matériel…)

– Racontez une anecdote douloureuse de votre vie d’enseignant avec vos élèves?

L’accueil de deux enfants porteurs d’un syndrome autistique, pas d’AVS, pas de formation… Une année de souffrances pour eux, pour la classe et pour moi qui me sentais démunie, inutile, maltraitante…
Ces enfants hurlaient à longueur de temps, se jetaient par terre, lançaient les jouets et les chaises sur les autres… Leur souffrance éclatait devant nous et j’étais incapable de les aider… L’inclusion sans les MOYENS.

– Racontez une anecdote douloureuse de votre vie d’enseignant avec la hiérarchie ?

Le « pas de vagues » : un enfant qui me frappe, un parent qui m’insulte, des rats dans la classe, la gale, les puces… surtout ne rien dire…  » Tu en verras d’autres ».

– Pourquoi continuez-vous à exercer ? Ou pas.

C’est une vocation.

Vous aussi, témoignez !ParagrapheContenu embarqué URLIntégrer


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